Luc Vandergoten vous explique comment Contraste Europe bénéficie du Prototyping Internship

Parle-nous de toi et de Contraste Europe ?  

Je suis Luc Vandergoten, General Manager de Contrast Consulting, une filiale du groupe Contraste, qui compte environ 400 personnes actives en Belgique, France, Luxembourg, Suisse et un centre off-shore en Tunisie. Nous avons 4 activités principales :  

LUC
  • la consultance 
  • l’implémentation et le développement de nos propres solutions comme l’ERP APIZ et la gestion des documents 
  • le développement de sites web et e-commerce (notamment le site du journal le Soir) au travers de Contraste Digital 
  • la gestion de l’infrastructures et la migration vers le cloud 

Quel a été ton parcours chez Contraste ? Comment es-tu arrivé au poste de General Manager ?  

J’ai une carrière de longue date maintenant ! J’ai commencé en 1985, comme développeur, pour rapidement devenir chef de projet et ensuite faire partie du management. J’ai travaillé au sein d’une autre entreprise pendant 18 années, et puis j’ai ma propre société BTR pendant 10 ans qui a été reprise par Contraste en 2016 et, depuis lors, je suis chez Contraste. En parallèle, je suis également actif chez Agoria en tant que président du « Financial Services Technology Club » et membre du Comité de direction d’Agoria Brussels.  

Est-ce que tu te rappelles des premiers contacts que tu as eus avec le mic.brussels? 

Je suis tombé sur les opportunités de stage du mic.brussels via Agoria et j’ai trouvé intéressant d’avoir un stagiaire qui soit suivi, sélectionné et motivé. Ensemble avec notre premier stagiaire, nous avons développé une sorte de framework qui permettait de faire rapidement des écrans web, ce qui est la base du framework .NET. On l’n utilise maintenant chez plusieurs clients et on a d’ailleurs développé quelques autres solutions avec ce framework. 

Vu le succès de cette première expérience de stage, nous avons décidé de retenter l’expérience et, depuis 5 ans, nous avons travaillé avec 15 stagiaires au total et avons engagé la plupart. On essaie d’instaurer une continuité entre les nouveaux stagiaires et les anciens qui ont continué leur route chez nous car ce sont eux qui connaissent le mieux la réalité du stage et qui peuvent donc mieux les accompagner. 

Quel est donc pour vous l’intérêt principal du programme ? Le recrutement de profils ?  

Oui, le recrutement est important mais pour moi, c’est avant tout pour faire de l’innovation. Chaque année, on doit trouver quelque chose sur lequel les stagiaires puissent travailler et qui doit être intéressant à la fois pour eux mais aussi pour la société Contraste elle-même, ce qui nous force à innover constamment.  

L’avantage, c’est qu’on peut donner des activités de recherche avec un objectif très clair à des jeunes motivés et donc le résultat est que l’on a des Proof of Concepts (PoC) qui fonctionnent en fin de programme, peu importe la technologie (IoT, chatbots, reconnaissance faciale ou vocale, etc.). Avec ces PoCs, on essaye ensuite de trouver des clients qui soient intéressés par le projet pour l’amener au stade de produit. Et je dois dire que toutes les démarches que l’on a faites jusqu’ici ont été implémentées et utilisées chez les clients.

Est-ce qu’il est vrai qu’au travers du programme de stage, vous avez créé une start-up à l’époque ?  

Oui, en effet, avec Maxime, notre premier stagiaire, on avait créé « PaperlessOffice.com » et fait un crowdfunding où plusieurs personnes ont investi. La solution était basée sur Microsoft Azure via 365 et permettait de gérer une société sur le GSM. 

Malheureusement, nous avons été attaqués par une société qui estimait que c’était de la concurrence déloyale et on a dû arrêter tout cela même si on avait des premiers clients et que cela fonctionnait bien. Je suis certain que si le projet avait continué, nous aurions eu des millions d’utilisateurs car maintenant, 5 ans après, il y a quelques sociétés qui ont réalisé des projets similaires. 

Est-ce que vous avez quelque chose à dire aux entreprises et aux personnes qui souhaitent se lancer dans la tech en 2021 ? 

Il faut avoir des objectifs clairs, ça c’est une certitude. Avec les années et les projets que j’ai lancés, j’ai aussi appris que quand on fait un Minimum Viable Product (MVP/produit minimum viable), il ne faut pas faire un produit qui essaie de tout faire pour être capable de répondre à n’importe quelle question du client. En prenant un MVP qui fonctionne, on peut lancer un produit pour ensuite trouver des clients et seulement alors ajouter les fonctionnalités demandées. Le meilleur exemple de cela est justement Microsoft. Ils ont lancé Teams, un service qui, au départ, était loin de la qualité de ses concurrents. Aujourd’hui, ils ont fait pas mal d’évolution avec leur outil et ils ont aussi, je pense, la majorité des utilisateurs. C’est la leçon que les gens qui se lancent dans la tech doivent bien comprendre : un MVP, comme son nom l’indique, doit évidemment fonctionner mais ne doit pas avoir toutes les fonctionnalités dès le départ.  

De plus, quand on se lance dans une telle aventure, il faut s’assurer qu’à côté du technicien, il y ait également un commercial pur et dur qui ne fasse que vendre la solution et qui ne soit pas intéressé par le côté technique du produit. 

Un mot pour les 10 ans du mic ?  

Je suis très heureux qu’il y ait des initiatives comme le mic! Tout d’abord parce qu’il n’y a jamais trop d’initiatives à destination des jeunes pour leur donner des chances et des opportunités d’évoluer et de démarrer leur carrière. Ensuite, le mic accompagne aussi des start-ups et j’ai souvent participé aux sessions de présentations de leurs projets qui démontraient l’enthousiasme de ces gens, qui se jettent dans l’entreprenariat sans forcément savoir où cela va les mener. C’est bien qu’il y ait des organisations qui canalisent cet enthousiasme. Par le passé, il y avait moins de structures de support. Donc c’est super qu’à présent le mic prenne cela en charge, qu’il fasse en sorte que les gens puissent se retrouver pour échanger leurs idées et être soutenu par une organisation. 

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